L'étang naturel de William

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Préambule

Petit historique des lieux

"Lorsque j'ai pris possession de ce lieu, le jardin avait été abandonné pendant plus de 15 ans.
C'était un capharnaüm de ronces, d'orties, etc... La partie Est et le ruisseau étaient à l'état sauvage, quasiment inaccessibles tant les Reines des prés les fougères Aigle, les orties, et les Iris des marais atteignaient des tailles impressionnantes (souvent plus de 2 m).

Lors des grosses pluies d'automne et de printemps, le ruisseau recouvrait l'ensemble de la parcelle, recreusant un cours différent chaque année, et charriant de grandes quantités de sable granitique, arraché aux monts du Morvan, et de limon, érodé dans les pâturages alentours.
L'hiver, c'était un marécage triste et froid, l'été une jungle humide, belle dans son exubérance, mais impraticable.

Le sous-sol argileux ne drainant pas l'eau, elle stagnait sur place et s'écoulait lentement vers l'aval, sur le terrain voisin, où se trouve un étang à poissons, assez grand, creusé il y a plus de 30 ans et qui, faute d'entretien, s'ensable progressivement. Néanmoins la perspective visuelle était intéressante, les grands aulnes glutineux et deux vieux saules donnaient un peu d'ampleur et de profondeur au paysage.

Les deux premières années, j'ai pris progressivement possession du terrain en le défrichant, en coupant les arbres morts, en taillant les haies, en dégageant les arbustes qui avaient tant bien que mal survécu, et en commençant à planter de nouveaux arbres, principalement des saules et des aulnes, propices à ce genre d'écosystème toujours humide.

Tout me confirmait dans mon idée première que ce terrain serait absolument idéal pour creuser un bassin naturel.
Après 3 années pendant lesquels je remettais petit à petit sur pied le jardin, je pu enfin creuser un bassin en août 2005, au moment ou le terrain était le plus sec, ce qui permettait à une petite pelle mécanique de travailler sans risque d’enlisement."  William


Août 2005

Le terrassement commence

bassin naturel william
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Le plus gros du terrassement est réalisé en une journée de travail. Devant le trou d'un taille d'environ 200m² allant de -40 cm à -1m20. Une ile centrale à été préservée, elle culmine un mètre au dessus du niveau de l'eau.
Il est difficile à cet instant, d'imaginer à quoi ressemblera ce lieu une fois que la végétation aura pris ses aises et le biotope installé.


bassin naturel william bassin naturel william



Le creusement terminé, il reste quelques interventions à réaliser, notamment la pose d'un tuyau de PVC pour l'alimentaion du bassin par le ruisseau et un autre tuyau (réglable) mais en surface, sert de trop plein et restitue l'eau au ruisseau avant son passage chez le voisin ou elle va alimenter un petit étang.


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Le tuyau d'alimentation

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communication ruisseau/bassin

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Le tuyau du trop plein (aufond)




Le bassin se remplit, alimenté du ruisseau. William a pris soin de laisser le temps au temps en laissant se tasser l'argile avant un remplissage définitif. Les pluies aidant, il suffit d'ouvrir l'entrée d'eau du bassin afin d'en déterminer la hauteur d'eau voulue. L'aménagement des berges est la priorité de William


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